
Bonsoir, au revoir,
Formule de politesse.
Soleil, la lune,
Deux planètes qui se délaissent.
No sens
Merci, de rien,
Je fais ce qu’il convient.
Sur Terre, en l’air,
Je vis comme il se doit.
No sens
Un père, une mère,
Deux esprits qui se complètent.
L’eau, le feu,
Deux éléments qui se détestent.
No sens
Un homme, une femme,
Je fais ce qu’il me convient.
Le jour, la nuit,
Je vis comme je me le dois.
No sens
La vie, la mort,
Deux concepts qui valent rien.
Vénus et mars,
Deux planètes qui s’entendent bien.
No sens
Remords, regrets,
Fais-je ce qu’il convient ?
Assis, debout,
Suis-je comme il se doit ?
No sens
L’amour, la haine,
Deux sentiments qui se délectent.
Le bonheur, le malheur,
Deux contrastes qui se répètent.
No sens
Dieu, Satan,
Fais-je ce qu’il convient ?
Le mal, le bien,
Suis-je comme il se doit ?
No sens
(Texte déposé sous copyright)
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30 commentaires:
Il sonne toujours comme un étrange carillon, ce "no sens", c'est le premier que j'ai lu de toi, j'espère qu'il te portera chance dans tes projets.
Frederik
Je l'adore !!!
Il est trop beau, il sonne bien.
Franchement il est très bien.
L'utilisation des contraires, ce texte vraiment...
Bravo!
Vanessa
No sens est un texte qui me plait bien, j'ai l'impression qu'il contient notre humanité dans tout son paradoxe et son incertitude. Quelles questions se poser, quels choix privilegier, quelle attitude adopter? Qui sommes-nous? "Suis-je comme il se doit?", question redondante; Où trouver les réponses? Faut-il suivre un model? Ou bien suivre sa propre intuition du Bien? Où est la vérité?
Nous sommes toujours le terrain d'un affrontement d'idées, c'est compliqué!
Aie aie aie, y-a-t-il un sens?
On comprend pas; ll faudrait un panneau pour nous indiquer la direction.
Oui, mais ce ne serait pas très drôle, et puis il y aurait des évanouissements sur cette route bondée d'Hommes en quête de vérité. Sans parler de l'insuportable vide dans nos têtes: finit les dilemnes et les batailles féroces d'idées: faites donc place au vide de l'accomplissement de soi!
Merci d'être passé sur mon blog, merci pour les compliments, je suis touchée, d'autant plus venant de la part d'une personne visiblement de talent.
Yumiko, et ses emportements pseudo-philosophiques (il faudra me pardonner.), de quoi rassurer l'auteur en question, car ils sont signes d'interêt~
Bien joli poème... Merci de votre visite Chris et bonne fin de soirée !
trés beau post chris et merci pour ton passage...bravo et bonne continuation
Merci d'être passé sur mon blog, ce qui m'a donné l'occasion de visiter le tien.
J'ai apprécié les poèmes que j'y ai lus. Bien construits, de la musicalité, du rythme, et - surtout - du sens ! (en dépit du leit-motiv "no sens").
Je repasserai certainement de temps à autre pour voir les nouveautés ;o)
Jo Hubert.
Que d'antagonistes! Super, vraiment.
Bravo aussi pour le recueil et ta détermination. J'aimerais en avoir autant et réaliser ce rêve aussi! ;)
À la prochaine!
"no sens "
en apparence ...
A chacun de le construire!
En tout cas, ce poème en a bien un, et tu peux dormir tranquille, comme un chat, quant à la réussite de la couverture !
Miss Yves
no sens
On peut dire que cela résume bcp de choses !
Merci pour ton passage chez moi ! :o)
Tu écris de manière subtile, et gourmande, si ce sont de vrais petits bouts de toi, mon imaginaire travaille doublement...
tout simplement merci.
merci pour ce texte dont les thèmes me plaisent.
J'aime les personnes qui ne font pas ce qu'il convient ..no sens
J'aime les contrastes et contradictions
Et tant pis si on n'est pas comme il se doit
Merci pour ce poème Chris
Bonjour Chris et merci pour ton petit mot. Je doutais un peu de pouvoir mettre un commentaire (j'ai déjà essayé en vain) et je croise les doigts pour que ça marche !
Ainsi donc, à 22 ans, tu réfléchis sur la vie, la mort... l'amour, la haine... le bien le mal... Eh bien bravo pour cet intérêt pour le sens de l'existence ! Cerise sur le gâteau , tout ça nous est raconté en vers rythmés ! Double bravo donc ! Et si tu permets je quitte cette page pour m'en aller lire une autre.
Bonne journée Chris et à bientôt peut-être, ma porte t'est grande ouverte !
Le monde, et donc nous qui en faisons partie, sommes pétris de contradictions, et ton texte le dit tellement bien. Merci, j'aime beaucoup.
Et merci pour tes visites chez moi ;)
Bonne journée. Amicalement.
Bonjour Chris
Merci de ton petit passage chez moi , je découvre à mon tour un blog magnifique ...Que de mots , le talent à l'état pur.
A bientôt
Magnifique comme tu joues avec les mots. Pendant que Roland Garros à lieu toi tu joues au va-vient des mots.
Géniale alternative...
J'aime beaucoup, c'est frais!
Bonjour Chris, vous êtes passé chez moi, je vous remercie; votre petit coin n'est pas mal non plus !
J'ai bien aimé es vers très courts de ce poème, mais rien besoin de plus, on comprend tout.
Vraiment très beau poème. Je crois que c'est celui que je préfère parmi tous ceux que tu as publié sur ce blog !
Ça n'a peut-être aucun rapport, mais je viens de me rendre compte que toi aussi tu habites Saint-Raphaël ! Un Raphaëlois de plus ;)
À bientôt.
Merci pour ton passage chez moi qui m'a permis d'arriver jusqu'ici. A bientôt.
En effet Raphaël, je suis de Saint Raphaël. Excuse le jeu de mots :-)Mais en revanche je ne suis pas Raphaëlois, je suis un sudiste par déportement géographique lol
En tout cas c'est vrai que c'est sympa d'avoir des gens des environs qui viennent sur ce blog!
A bientôt!
Chris
Des contrastes et des compléments qui remplissent bien nos existances car sans eux nos vies manqueraient d'intérêt, de question existencielle...
Bonne semaine à vous
Hello Chris, j'adore ce texte, j'ai immédiatement imaginé que Laurent Boutonnat adorerait le mettre en musique pour Mylène Farmer!!!
En ce moment j'écris un slam et les écrits de cette poésie urbaine me parlent énormément, la poésie sous toutes ses formes est un oiseau qui abrite sous ses ailes des merveilles...Bisous.
Bonjour, ,Chris, et merci por tes mots sur mon blog.
J'ai lu tes poèsies avec un grand plaisir. Tu sais jongler avec les mots et tu le fais avec une fine intelligence.
Ce "no sens" en est une preuve indiscutable.
Je suis l'évolution de ton recueil, avec interêt.Tout a l'air parfaitement bien parti.
Oui, pour l'instant, nous sommes voisins. Comme moi, tu entends les
agitations de la mer et vois l'ocre du sahara.
A plus tard et merci.
Avec mon affection.
Et j'aime beaucoup le fond, si bien souligner par le rythme, qui joue et "virevolteface" d'antagonisme en paradoxe.
J'aime vraiment ton style. Pour ton recueil, je suis preneuse... quand il sera imprimé, fait moi un petit signe, ok ?
Bravo pour l'avancement de ton recueil — dont la couverture est très “warholienne"… Et pour ce nouveau poème aussi, tout en "dé-sens" ;))
c'est très beau. bises
Je lis les mots.
J'entends la musique.
L'air dans la tête
Alors là, chapeau bas !
Celui-ci est mon préféré jusqu'à présent. Le refrain est très bien trouvé, laissé à la libre interprétation du lecteur et suggérant en même temps un refus de ces polarités naturelles mais aliénantes -- y aurait-il du Faust là-dessous ?
D'un point de vue formel, le rythme binaire qui se retrouve à toutes les échelles est tout à fait captivant. La mélodie enivrante, presque incantatoire, appelle au vertige des questions et aussi à les dépasser. Le glissement des métaphores, rapide et harmonieux, surprend avec une justesse chaque fois renouvelée. Mention particulière pour le troisième quatrain, et l'universalité de cette pièce de vers qui peut trouver écho en tous tout en restant personnelle.
(juste, à la strophe 4 : "qui" me semble plus grammatical que "qu'il")
Désolée pour ma logorrhée, sans doute le fruit du traumatisme de quitter ma fac de lettres dans 5 jours...
Bonne soirée !
Merci d'être passé sur mon blog, merci pour le compliments, et un grand merci pour tes textes, j'aime beaucoup!
Continue à écrire, continue ces réflexions, et tiens moi au courant pour ton recueil!
À bientôt
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