dimanche 31 mai 2009

Il est surgi de nulle part


















Il est surgi de nulle part, comme une ombre dans le noir.
Près de moi, il s’est installé, comme un jumeau étranger.
Sombre nuit, sombre vie, plus d’espoir,
Je voudrais être muet pour rester enfermé dans mes pensées.

Animal prisonnier, quand ces visages s’exposent autour de moi,
M’accompagnent dans mon cafard et se solublent en moi.
Si familiers, mais pourtant inexistants,
Rares sont les moments passés où je leur montre les dents.

Jamais de reflets pour celui qui ne veut songer,
À des troubles abyssaux, enfoui sous une feuille d’automne.
Jamais, jamais, d’âme prisonnière du papier,
Pour ne pas que celle-ci d’un geste élégant n’en frissonne.

Si jamais apparaît à la vue, vertige à terre,
Vient l’énergie mortifère.
S’éteignent les lumières, creuse un tombeau,
Ramenant à un silence considéré royaux.

Le beau, le laid, deux concepts qui valent rien ?
L’importance, c’est d’être quelqu’un de bien ?
No sens (paradoxe) diront ceux qui comprendront…
Alors, suis-je comme il se doit ? Et sinon…

Descendront mes pensées, sous une pyramide dressée pour…
Nous serons deux à nous voir sous l’atmosphère,
Jouant chacun son tour, avançant sur le parcours,
Attendant que le système soit moins sévère.

Incompréhensible paradoxe,
S’écoule en moi comme une rivière.
Dualité orthodoxe,
S’effacera peut-être par la prière.

Mais il est surgi de nulle part, comme une ombre dans le noir,
Sombre nuit, sombre vie, songe d’un espoir…
Près de moi, il s’est installé, comme un jumeau étranger,
Et pour l’instant je reste muet et enfermé dans mes pensées.